04 mars 2008
la tête en l'air
Lorsque le verbe décline, que la cité vacille et s'en retrouve bancale,
quand les voyants sont au rouge et la populace dans le noir, quelle
autre solution, alors, pour les jets privés, que de lacérer l'azur
direction le pognon. Aussi, oui ! vous avez raison :
"partez ! grand dadais... partez" !
Après tout, dès lors que l'odeur s'en est allée, les mouches s'envolent !
Les autres, les perdus, les poètes, les rêveurs, les amoureux aussi, resteront là, comme ça, la tête en l'air, les yeux vissés
sur une idée du bonheur.
10 mars 2008
surréalisme
Marcel Duchamp ayant, tout de même, réussi à le transposer en œuvre d'art en l'exposant dans un musée, il doit donc être également possible d'en faire un symbole politique fort, reconnaissable, voire même "ostentatoire", en l'introduisant dans un palais. En lui appliquant une griffe bien "bling-bling", il se confond même avec un trône. Quoi de plus naturel alors que de le placer... disons dans un palais présidentiel.
Reste ensuite à lui trouver son roi. L'idéal serait un monarque de petit acabit de façon à ne pas totalement escamoter l'œuvre de Marcel. Un souverain de petit acabit mais suffisamment autoritaire pour être reconnu et apprécié des autres seigneurs. Disons un despote capable de vouloir "pendre quelqu'un à un croc de boucher" d'une main, tout en saluant, de l'autre main, le dernier couronnement en date de l'autocrate toujours "prêt à buter les terroristes dans les chiottes".
C'est quand même bien le diable et la misère, si nos contes de fées contemporains ne nous proposent pas l'ombre d'un tel individu.
17 mars 2008
zéphyr
Il fait frais ce matin. C'est agréable. Une petite brise
vivifiante caresse les joues. Une brise légère. De celles qui font
s'envoler le duvet des fleurs de pissenlit, les bulles de savon, les
songes. De celles qui emportent les rires, qui sèchent les larmes, qui
emmêlent les cheveux.
Une brise délicate et fragile, qui ose effleurer innocemment les
drapeaux de la droite vers la gauche.
24 mars 2008
"Des yeux qui font baisser les miens" (E. Piaf)
[... la vie en rose.
Paradoxalement, ce sont six lettres, au fond si triste,
qui donnent vie à cette scène absurde.]
02 avril 2008
écran de fumée
Fumer tue ! C'est entendu. Il faudrait en informer ce cheval du
"Char de la Liberté" qui ne semble pas s'en soucier. A moins qu'il ne s'agisse d'exprimer sa rage et sa colère, en fulminant contre l'expansion, en occident, du dogme des trois singes venus de Chine.
Car, si il est vu, entendu et dit que fumer tue, rester aveugle, sourd et muet, par
volonté, le fait encore mieux. Imiter les trois singes de la sagesse
n'est pas forcément source de bonheur. Pour les occidentaux, c'est une
source de profit, certes, mais de grande honte également, de
déshonneur, d'humiliation.
Alors tu as raison cheval de plomb, fulmine, débats toi, car les singes de
chair ne t'aideront aucunement à faire avancer ton "char de la Liberté".






